Le 3e arrondissement de Paris est l’un de ces rares quartiers où l’ancien et le moderne coexistent harmonieusement. Rues étroites, façades de pierre, ateliers et galeries aux portes en bois. C’est ici, au 32 rue Notre-Dame de Nazareth, que la galerie The Holy Art a ouvert ses portes pour l’exposition collective internationale « Paris Exhibition : OPEN ART & AOL », réunissant des artistes du monde entier sous le titre « Métamorphoses ».
The Holy Art est une galerie et une plateforme d’exposition internationale qui, depuis de nombreuses années, tisse un réseau d’artistes contemporains du monde entier. Elle accompagne des artistes à différents stades de leur carrière, leur offrant la possibilité d’être présents dans un contexte international majeur – que ce soit à Londres, New York ou, comme ici, à Paris.
Alexandra Uryasova a présenté des œuvres de sa série « Inside the Studio » (2024-2025) lors de l’exposition – un projet qu’elle a développé sur une période de deux ans et qui, à ce stade, avait déjà acquis sa propre voix et un langage artistique reconnaissable.






L’idée derrière cette série est à la fois simple et radicale : faire de l’atelier – non pas le résultat de l’œuvre, mais le processus lui-même – le sujet principal de la peinture. Non pas des toiles achevées sur les murs blancs d’une galerie, mais des œuvres inachevées sur un chevalet, des pinceaux éparpillés, des traces de peinture au sol, une porte ouverte au-delà de laquelle un autre monde s’ouvre.
Alexandra invite le spectateur à pénétrer dans un lieu habituellement inaccessible – cet espace fragile et presque sacré où l’art n’est pas encore abouti, mais est en train de le devenir. Dans le contexte de l’exposition intitulée Métamorphoses, cette idée a trouvé un écho particulièrement fort. Car l’atelier est le lieu où la métamorphose opère chaque jour.
Deux œuvres de la série ont été présentées dans l’exposition et dans le catalogue papier.

«Entrance of Art» — acrylique, techniques mixtes,
100×100 см, 2024.
La toile se dresse près de la porte ouverte : déjà achevée, déjà prête, mais pas encore franchie. Ici, le seuil n’est pas un détail architectural, mais un symbole : la frontière entre l’intime et le public, entre le protégé et le vulnérable. Les prises électriques au mur, le carrelage au sol, quelques fils électriques qui dépassent – une réalité crue et tangible ancre ce moment presque métaphysique. Nul ne sait ce qui va se produire ensuite. Quel regard s’attardera. Qu’est-ce qui va s’éveiller. Et c’est précisément cette incertitude qui constitue la véritable âme du tableau.
Exposer cette œuvre dans le cadre des Métamorphoses s’est révélé un choix particulièrement judicieux : l’acte même de son émergence au monde est déjà une métamorphose. Déjà le franchissement de ce point de non-retour. Si « Entrance of Art » est le seuil, alors « In Expectation » est le silence qui suit.

«In Expectation» — acrylique, marqueurs acryliques, techniques mixtes,
70×100 см, 2025.
L’œuvre est achevée. Les tableaux — différents, chacun porteur de sa propre histoire — se dressent, appuyés les uns contre les autres. Des fleurs sur fond sombre, un motif bleu, une silhouette rouge, une jaune striée de rose. Tous différents, tous finis — et tous également vulnérables dans cette attente. Le sol taché de peinture — témoin silencieux de tout ce qui a été créé ici. Leur destin n’est pas encore scellé. Et le spectateur les découvre précisément à cet instant — entre naissance et destinée, entre l’atelier et le monde.
Les deux œuvres figurent dans le catalogue physique de l’exposition, une publication imprimée recensant tous les participants au projet.

A catalogue is more than just a booklet. It’s a form of documentation: evidence that the work existed in this space, at this time, alongside these people. Over the years, it’s precisely these documents that become part of an artist’s biography.
La participation à l’exposition est attestée par un certificat officiel.
La Galerie d’Art Sacrée
